- De nouvelles données du Bureau du recensement des États-Unis montrent que le taux de travailleurs utilisant l’IA au travail est en forte baisse, après trois années d’investissements en plein essor et d’une couverture médiatique intensive.
- Selon The Economist, en octobre 2025, seulement 11 % des travailleurs des grandes entreprises américaines ont déclaré utiliser l’IA pour « produire des biens et des services », une baisse par rapport aux 12 % de l’enquête menée deux semaines auparavant.
- Dans les entreprises de taille moyenne (100 à 249 employés), le pourcentage de ceux qui « n’utilisent pas l’IA » est passé de 74,1 % en mars à 81,4 % – le niveau le plus élevé depuis le début de l’enquête. Pour les grandes entreprises (plus de 250 employés), ce chiffre a également augmenté de 62,4 % à 68,6 %.
- C’est un signal négatif pour une industrie qui devrait dépenser 5 000 milliards de dollars pour l’infrastructure d’IA d’ici 2030, car les revenus réels sont très en retard par rapport aux dépenses.
- Plusieurs enquêtes indépendantes confirment une tendance similaire : 46 % des travailleurs utilisaient l’IA en juin 2025, mais seulement 37 % en septembre, selon une étude de l’Université de Stanford. La société de technologie financière Ramp a noté que l’utilisation de l’IA dans les entreprises américaines avait « culminé » à près de 40 % au début de 2025, puis stagné.
- La raison est attribuée à la « fatigue de l’IA » (AI fatigue) : les employés se sentent dépassés, alors que les gains de productivité qui en résultent ne sont pas proportionnels. Une enquête d’EY fin 2024 a montré que plus de 50 % des cadres supérieurs ont reconnu avoir « échoué à déployer l’IA de manière efficace ».
- De plus, l’été 2025 a été marqué par une grande déception lorsque des modèles comme GPT-5 n’ont pas répondu aux attentes, réduisant la confiance dans la nouvelle génération d’IA.
📌 Résumé: Le taux de travailleurs utilisant l’IA sur le lieu de travail aux États-Unis est en forte baisse. En octobre 2025, seulement 11 % des travailleurs des grandes entreprises américaines utilisaient l’IA pour « produire des biens et des services ». Dans les entreprises de taille moyenne, le pourcentage de ceux qui « n’utilisent pas l’IA » est passé de 74,1 % en mars à 81,4 %. La raison est attribuée à la « fatigue de l’IA » : les employés se sentent dépassés, alors que les gains de productivité qui en résultent ne sont pas proportionnels.

