- Le conseiller principal en politique d’IA de la Maison Blanche, Sriram Krishnan, a exhorté l’Union européenne à se concentrer sur l’innovation plutôt que sur le durcissement des réglementations lors d’un événement du Tony Blair Institute en marge du sommet India AI Impact le 18 février 2026 à New Delhi.
- Il a vivement critiqué l’AI Act de l’UE, adopté en 2024 pour atténuer les risques technologiques, déclarant que le texte n’était « pas propice aux entrepreneurs construisant des technologies fondamentales ».
- Krishnan a estimé que « l’atmosphère » au sein de l’UE se concentre trop sur la gouvernance et une pensée pessimiste concernant les risques, affaiblissant la compétitivité dans le secteur de l’IA.
- Un exemple cité est celui de Peter Steinberger, le développeur autrichien à l’origine de la plateforme d’assistant personnel IA OpenClaw, qui a déménagé aux États-Unis pour rejoindre OpenAI.
- Ce point de vue réaffirme la position de longue date des États-Unis contre l’AI Act de l’UE, dans un contexte de concurrence technologique de plus en plus tendue de part et d’autre de l’Atlantique.
- À l’inverse, Krishnan a fait l’éloge de l’approche de l’Inde comme étant favorable à l’innovation, privilégiant le développement plutôt que le contrôle des risques.
- Le projet de déclaration du sommet de New Delhi ne mentionnait pas les facteurs de sécurité, indiquant un changement d’orientation politique.
- Depuis le premier sommet sur l’IA au Royaume-Uni en 2023, les sommets annuels sont passés progressivement de la discussion sur la gouvernance des risques à la promotion des investissements et des accords commerciaux.
- L’événement a rassemblé de nombreux dirigeants internationaux, dont la responsable technologique de l’UE Henna Virkkunen et le président français Emmanuel Macron.
📌 Le conseiller principal en politique d’IA de la Maison Blanche, Sriram Krishnan, appelle l’Union européenne à se concentrer sur l’innovation plutôt que sur le durcissement des réglementations sur l’IA. Cela montre que les États-Unis continuent de s’opposer à l’AI Act de 2024 de l’UE, arguant qu’une réglementation trop lourde pourrait pousser les entrepreneurs à quitter l’Europe pour les États-Unis. Alors que l’UE privilégie l’atténuation des risques, les États-Unis et l’Inde promeuvent une approche tournée vers l’innovation et l’investissement. Le fait que le projet de déclaration du sommet sur l’IA en Inde ne mentionne pas les facteurs de sécurité reflète une tendance mondiale déplaçant l’accent de la gestion des risques vers le développement économique dans le secteur de l’IA.

