- L’IA agentique (Agentic AI) ne se contente pas d’améliorer la productivité, elle transforme également la manière dont les éditeurs de logiciels fonctionnent, interagissent avec les clients et, surtout, fixent le prix des produits.
- Au cours des 30 dernières années, le logiciel est passé d’une installation sur site au SaaS, avec des modèles de facturation basés sur le « siège » (seat), l’utilisateur ou la transaction.
- Ce modèle repose sur l’hypothèse d’une relation claire entre l’utilisateur et le logiciel avec une base de code relativement stable.
- L’IA agentique brise cette hypothèse car les agents IA peuvent agir de manière autonome en tant qu’« utilisateurs », orchestrant les systèmes d’entreprise et effectuant le travail à la place des humains.
- Lorsque l’IA devient l’acteur principal, le concept de « siège » perd son sens, rendant obsolète la tarification par nombre d’utilisateurs connectés.
- L’IA agentique nécessite une personnalisation constante, un ajustement aux contextes commerciaux changeants, transformant l’environnement logiciel en un système « sur mesure » (bespoke) par défaut.
- Une tarification basée sur la valeur ou les résultats (outcome-based) est proposée, mais il est difficile de mesurer avec précision la contribution réelle de l’IA.
- La nouvelle tendance pourrait être un modèle hybride : une partie basée sur des indicateurs objectifs comme les transactions, les événements, l’intensité de calcul ; le reste reflétant les coûts de personnalisation et de support continu.
- La frontière entre éditeur de logiciels et société de services s’estompe ; le logiciel doit intégrer des capacités de conseil et de mise en œuvre.
- Les plateformes spécialisées par fonction (chaîne d’approvisionnement, tarification, production, ressources humaines, finance) pourraient remplacer les plateformes horizontales traditionnelles.
📌 L’IA agentique ébranle les fondations du logiciel en tant que service (SaaS) basé sur les « utilisateurs » depuis 30 ans. Les agents IA peuvent agir de manière autonome en tant qu’« utilisateurs », orchestrant les systèmes d’entreprise et effectuant le travail à la place des humains. Le concept d’« utilisateur » perd son sens, rendant obsolète la facturation par nombre d’utilisateurs. À mesure que l’IA devient un agent autonome nécessitant une personnalisation continue, les modèles de tarification doivent passer à une structure hybride entre utilisation des ressources et services de déploiement. La convergence entre logiciels et services modifiera les marges bénéficiaires, les structures de coûts et la façon dont les entreprises comprennent la véritable valeur de la technologie de l’IA.
