- Les entreprises européennes envisagent de plus en plus d’utiliser des modèles d’IA en open-weight chinois en raison de leurs coûts réduits et de leurs performances compétitives.
- Selon Arthur D. Little, l’exploitation de modèles d’IA chinois sur une infrastructure située en Europe peut offrir un contrôle opérationnel plus élevé que l’utilisation de services d’IA propriétaires américains.
- L’expert Volker Pfirsching estime que la souveraineté technologique ne devrait pas être jugée uniquement sur la base de la nationalité du fournisseur.
- Les modèles en open-weight permettent aux entreprises de télécharger, de modifier et de déployer l’IA sur des serveurs internes, gardant ainsi les données sensibles sous contrôle européen.
- Cependant, l’utilisation de modèles de base chinois pourrait créer de nouvelles dépendances dans la chaîne d’approvisionnement, allant à l’encontre de l’objectif d’autonomie technologique de l’Union européenne.
- Selon Pfirsching, de nombreuses entreprises réalisent qu’utiliser le modèle d’IA le plus puissant pour chaque tâche n’est pas rentable et choisissent des modèles adaptés à chaque charge de travail.
- Le mois dernier, le chinois Xunce Technology s’est associé à Lutech pour introduire la plateforme TokenOS en Europe et construire une « usine de tokens IA » conforme aux réglementations régionales sur les données.
- Selon le Financial Times, Siemens a testé les modèles DeepSeek et Qwen d’Alibaba dans certaines applications.
- Les entreprises utilisant des modèles d’IA chinois doivent toujours se conformer au Règlement général sur la protection des données (RGPD), incluant des exigences strictes lorsque les données sont accessibles depuis la Chine.
- Les experts soulignent que l’auto-hébergement de modèles en Europe n’élimine pas la nécessité d’évaluations de cybersécurité, de contrôle de la chaîne d’approvisionnement logicielle et de conformité à l’IA Act de l’UE.
- De nombreuses entreprises européennes s’orientent vers une stratégie combinant des modèles d’IA américains, européens et chinois pour réduire la dépendance envers un fournisseur unique.
- Selon Arthur D. Little, les modèles d’IA chinois deviendront une part importante de ce portefeuille grâce à des performances et une rentabilité de plus en plus compétitives.
📌 L’Europe aborde l’IA de manière plus pragmatique qu’uniquement basée sur des facteurs géopolitiques. Les modèles d’IA chinois en open-weight sont jugés attractifs car ils peuvent être déployés sur une infrastructure interne, aidant les entreprises à garder le contrôle des données et à optimiser les coûts. Toutefois, l’adoption doit répondre aux exigences strictes de sécurité, du RGPD et de l’IA Act de l’UE, tandis que de nombreuses entreprises choisissent une stratégie de diversification des fournisseurs pour éviter de dépendre d’un seul écosystème d’IA.
