- Yann LeCun, l’un des pères de l’IA moderne, a déclaré que les grands modèles de langage (LLM) ne peuvent pas atteindre une intelligence humaine et a qualifié l’approche actuelle de « non-sens ».
- Deux semaines seulement après avoir quitté Meta, il a annoncé une nouvelle vision lors de la conférence AI-PULSE à Station F (Paris).
- Son départ de Meta provient d’un désaccord stratégique : Meta continue d’injecter des ressources colossales dans les LLM, tandis que LeCun estime que les LLM ne font qu’imiter les données sans « comprendre » réellement le monde.
- Sa nouvelle direction se concentre sur les « world models » (modèles de monde), des systèmes qui modélisent le fonctionnement du monde et prédisent les conséquences des actions.
- LeCun pense que l’intelligence de niveau humain ne sera possible que si l’IA possède une capacité de réflexion et de planification basée sur la compréhension de la réalité.
- Il rejette l’idée qu’il suffise d’« étendre la technologie actuelle », affirmant qu’il faut changer tout le paradigme de pensée de l’IA.
- La nouvelle startup de LeCun est basée à Paris, illustrant son ambition de bâtir un pôle européen de l’IA indépendant du modèle américain des hyper-data centers.
- Selon LeCun, l’entraînement du modèle V-Jepa-2 ne nécessite que quelques milliers de GPU.
- Ce chiffre est infime comparé au supercalculateur Colossus d’Elon Musk, où le chatbot Grok fonctionne avec plus de 200 000 GPU.
- Il soutient que l’Europe n’a pas besoin de s’engager dans une course aux data centers géants pour réaliser une percée en IA.
- LeCun n’a pas encore révélé les détails, mais promet une annonce officielle en janvier prochain.
- Le projet devrait bousculer la pensée dominante des LLM dans l’industrie mondiale de l’IA.
📌 Yann LeCun, l’un des pères de l’IA moderne, affirme que les LLM ne peuvent atteindre l’intelligence humaine et qualifie l’approche actuelle de « non-sens ». Sa nouvelle voie mise sur les « world models », des systèmes prédisant les effets des actions. Quitter Meta pour créer une startup à Paris, s’entraîner avec quelques milliers de GPU face à des systèmes de 200 000 GPU, marque une trajectoire radicalement différente.
